Hayange

L'histoire de Hayange

L'histoire de Hayange remonte aux temps des Mérovingiens. En effet, un cimetière Mérovingien a été découvert par des mineurs de fer dans la vallée d'Hamévillers, à la sortie de la ville. La voie romaine Metz - Reims épousait d'ailleurs le tracé de la vallée. A l'époque franque, Hayange s'appelait " Heiyingen Villa ". " Hei " veut dire " bois enclos ", donc "Heiyingen" signifie le village situé dans le bois enclos ou aux abords. Le fer était déjà exploité puisque des " loupes de fer ", datant des temps romains, ont été retrouvées.

Le premier acte officiel connu portant le nom de la ville est daté de 821, sous le règne de Louis Ier le Pieux, fils de Charlemagne, Empereur d'Occident et roi des Francs.

Domaine royal jusqu'à la Révolution de 1789, Hayange est partagée, au Moyen-Age, entre le Duché de Bar et le Duché de Luxembourg. L'exploitation des mines de fer remonte à cette époque, puisqu'au XIIIème siècle, Thierry, seigneur de Hayange autorise Thibaut, comte de Bar à extraire du minerai de fer sur ses terres. Le développement de Hayange est dès lors lié à l'extraction du minerai de fer et à la création de petites forges pour la traiter. Mais, les ravages de la guerre de Trente ans sont particulièrement néfastes à Hayange et empêchent son développement.


A l'aube du XVIIIème siècle, apparaît la famille Wendel qui a marqué profondément l'histoire de notre ville. Des relations étroites avec l'église sont nés également des édifices religieux. Ainsi, il est possible de voir dans l'église Saint-Martin, des vitraux représentant Madame Henry de Wendel avec ses trois fils, Madame Robert de Wendel et les deux siens. Cette église de style Renaissance italienne, construite en 1884, sur le modèle de la Trinité à Paris comporte également d'intéressants vitraux représentant Sainte - Barbe (patronne des mineurs), et Saint - Eloi (patron des ouvriers d'usine). La plupart de ces vitraux sont l'œuvre de Maréchal, un des peintres verriers les plus importants de France dans la deuxième moitié du XIXème siècle. Deux peintures ornent le transept, dont l'une est l'œuvre du peintre verrier Casimir de Balthazar, originaire de Hayange.

Hayange compte encore bien d'autres vestiges de cette époque faste, comme, par exemple, la statue de la Vierge qui surplombe la ville, la chapelle, ou encore le plus grand des orgues de Moselle.

Avec l'arrivée massive des émigrants italiens, polonais, espagnols, cette communauté humaine du fer a vu tout à la fois son identité particulière se transformer et perdurer à travers une communauté de valeurs : l'espoir, la solidarité, le travail, le respect. Après la seconde guerre mondiale, ce sont les maghrébins qui ont intégré notre communauté. En 1954, Hayange comptait douze mille habitants dont près du quart d'origine étrangère, ce qui a fait de notre ville l'une des plus cosmopolite de Moselle.

Hayange, ville active et en expansion, s'est enrichie dans les années 1970, de plusieurs quartiers : Marspich, Le Konacker et Saint - Nicolas en Forêt. Grâce aux efforts de la commune pour créer des passerelles entre les quartiers existants et le centre - ville, Hayange forme aujourd'hui une ville à part entière, riche d'une population variée et solidaire, et de quartiers qui mettent à profit leur spécificité pour faire ensemble de leur ville, une ville unie et unique. 1

Sidérurgie [modifier]

Les usines de Hayange ont disposé de deux divisions de hauts-fourneaux. La plus ancienne, dénommée Fourneau Hayange, a connu au cours de la période moderne quatre hauts-fourneaux désignés F1 à F4 et respectivement mis à feu en 1898, 1899, 1923 et 1924. En 1971, cette division est constituée de quatre hauts-fourneaux: les hauts-fourneaux 3 et 4, à chargement manuel par cambuses qui sont alors en réserve, et les hauts-fourneaux 1 et 2 reconstruits en 1967 et 1968. Ce même site disposait de huit hauts-fourneaux XIXe siècle.

La division Patural, située à 1 km de la division Fourneau, vers l'aval de la Fensch, et sensiblement plus vaste, a connu six hauts-fourneaux (P1 à P6) construits au début de ce siècle entre 1907 et 1913. Trois d'entre eux l'ont été sur le modèle américain. Ces hauts-fourneaux sont reconstruits entre 1952 et 1960. En 1975, la division compte quatre hauts-fourneaux (P4 à P6), les trois plus gros faisant l'objet dans les années suivantes d'une mutation profonde avec, en particulier, l'installation d'un gueulard Paul Wurth.

En 1993, l'abandon de la minette lorraine au profit de minerais plus riches amène la "mise sous cocon" du P4. Mais en l'absence de perspective de redémarrage, ce haut-fourneau est aujourd'hui promis à la démolition.

Saint-Nicolas-en-Forêt [modifier]

Depuis 1970, Saint-Nicolas-en-Forêt est un quartier de la commune d'Hayange.

Naissance du village [modifier]

La cité de Saint-Nicolas-en-Forêt a été construite sur le plateau de Morlange, à 290 m d'altitude, parcelles de Fameck et de Ranguevaux. C'est en 1952 que la première famille s'est installée dans un des 475 logements commandés. Au commencement, les habitants étaient d'ailleurs dépendants de ces deux communes, sur 475 logements, 25 étaient à Fameck et 450 à Ranguevaux. Très vite, les autorités se sont rendu compte que la situation était trop compliquée, les gens ayant peu de véhicules, ils étaient trop éloignés des deux villages. C'est ainsi que l'idée de créer la commune est née, en 1953-1954, à la suite de nombreuses pétitions créées par les habitants. En effet, à cette époque, il y avait plus d'habitants à Saint-Nicolas qu'à Fameck et Ranguevaux. La création de Saint-Nicolas-en-Forêt s'est faite le 1er janvier 1958 sur une superficie de 104 ha. La commune était alors peuplée de 1999 habitants. Le 27 février 1958, le premier conseil municipal de Saint-Nicolas-en-Forêt était mis en place. Une première année marquée par un drame ; le 2 juillet un avion F100 américain s'écrase près de la place Sainte-Rita, tuant deux enfants qui faisaient des courses à proximité et blessant plusieurs personnes. Le drame aurait pu se transformer en catastrophe car une école maternelle était à proximité.

La richesse interculturelle [modifier]

Saint-Nicolas-en-Forêt a été créé pour loger les ouvriers des usines Sollac de la vallée de la Fensch. Durant l'urbanisation de la cité, entre 1954 et 1962, des personnes de tous horizons ont emménagé à Saint-Nicolas-en-Forêt, ce qui offre une richesse interculturelle très importante. Au début des années 1960, sur 450 familles, 128 venaient du Nord, 87 de l'est de la France, 39 de l'Île de France, 29 du Midi, 18 du Centre et 33 de pays étrangers, notamment l'Italie, la Pologne, l'Algérie et le Maroc. En 1964, des familles espagnoles sont arrivées. Cette année là, 7 % des familles Nicoforestière étaient étrangères et 5 % naturalisées françaises.

Le centre commercial [modifier]

En 1957, l'IT (Immobilière thionvilloise, qui avait en charge une partie des logements de Saint-Nicolas-en-Forêt, avec une société de H.L.M) constitua la "Société civile immobilière de construction de la place Ste Rita" en collaboration avec des commerçants qui disposent chacun d'une part de la société. L'établissement comporte 8 commerces, tenus par les commerçants actionnaires et d'autres venus par la suite. La société "Les trois vallées" fit construire d'autres commerces. Saint Nicolas avait sa pharmacie, sa banque, son épicerie, ses magasins d'alimentation, sa papeterie, son débit de tabac, son marchand de journaux, son salon de coiffure, son café-restaurant, son dépôt de pain, sa mercerie, etc...

Aujourd'hui, il reste la pharmacie et le dépôt de pain (qui fait également office de point poste). Un médecin et une infirmière sont également actifs sur le quartier de St Nicolas en Forêt.

Les domofers [modifier]

Au printemps 1956, la construction des « domofers », des immeubles collectifs dont le matériau principal est l'acier, débute. Elle s'étend jusqu’à l'automne 1957. Vingt domofers sont construits. Ils forment la rue du Plateau (devenu aujourd'hui rue Pablo Picasso), le boulevard de la Tour Neuve, la rue Charles Gambier et on en trouve également sur le boulevard du Jura.

Cet ensemble de domofers permet à 288 familles supplémentaires de venir s'installer à St Nicolas en Forêt. Les logements comportaient trois, quatre ou cinq pièces. Le dernier domofer a été détruit en novembre 2006.

Exposition du cinquantenaire [modifier]

Afin de célébrer les 50 ans de la naissance officielle de St-Nicolas-en-Forêt, en 1958, une exposition rétrospective a été proposé les 7 et 8 juin 2008 à l'annexe-mairie du quartier. Au programme, historique complet, photographies d'archives, etc...

Administration [modifier]

Hayange a fusionné avec les communes de Saint-Nicolas-en-Forêt en 1970, de Konacker, et de Marspich en 1971. La commune deRanguevaux lui fut aussi rattachée en 1972, mais se sépara à nouveau en 1987.

Hayange est le centre d'une communauté d'agglomération qui associe 10 communes de l'ouest de l'agglomération de Thionville. Créée en 2000sous le nom de Val de Fensch, cette communauté est composée de : Algrange, Fameck, Florange, Hayange, Knutange, Neufchef, Nilvange,Ranguevaux, Serémange-Erzange, Uckange.

Le canton d'Hayange compte 3 communes : Hayange, Ranguevaux et Serémange-Erzange.

Maire : Philippe David (PS).

INFO HAYANGE

 
Hayange Pays France Région Lorraine Département Moselle Arrondissement Thionville-Ouest Canton Hayange (chef-lieu) Code Insee 57306 Code postal 57700 Maire Mandat en cours Philippe David depuis 1997 Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val de Fensch Latitude Longitude 49° 19′ 48″ Nord 6° 03′ 46″ Est Altitude 176 m (mini) – 344 m (maxi) Superficie 12,23 km² Population sans doubles comptes 15 227 hab. (1999) Densité 1245 hab./km²

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Commentaires (1)

1. LOOSDREGT Patrice 06/10/2009


Site très documenté.
Né en 1954 et ayant vécu à Saint-Nicolas-En-Forêt de 1956 à 1963, je suis intéressé par les détails du crash du F100, du 02-07-1958, les 2 enfants tués étaient nos voisins. Merci pour toute précision sur ce triste accident.

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